Manahoana

Ce matin, je suis partie à l’école avec  Mentrika. Elle n’a que 7 ans mais elle fait tous les jours matins et soir  le trajet jusqu’à l’école. Nous avons environ 35 à 40 mn de marche. Nous prenons notre temps et j’en profite pour prendre des photos. Les couleurs sont différentes touts les jours et changent en fonction de la luminosité et du temps. J’admire toujours autant ces paysages légèrement vallonnés ainsi que les rizières et les champs de culture diverses.

Ce matin, je reste avec Sœur Victoria et la classe de 10 ème puis je fais la connaissance d’un nouveau professeur Mr Odilon qui enseigne en classe de 7ème. Je lis un texte puis j’explique tous les mots ou expression que les élèves ne  connaissent pas ou ne semblent pas connaître. J’’avoue que j’apprécie plus car les élèves sont beaucoup plus à l’écoute et  moins turbulents. Ils sont également  beaucoup moins timides et n’hésitent pas à intervenir contrairement aux plus petits.

Mathieu nous a rejoint et nous avons droit à la présence des 5 sœurs qui nous ont préparé un véritable festin à nouveau. Pour notre goûter nous avons droit  à des « gâteaux » de bananes cuits dans les feuilles de bananier, c’est exquis (j’ai oublié le nom exact). Malheureusement, j’aurai du mal à vous en préparer en France. : Non seulement les bananes sont moins bonnes mais où vais-je trouver  des  feuilles de bananier ?

Nous rentrons vers 17 h pour travailler à la bibliothèque.

Tout le monde ici attend Henri. Il est vrai qu’il a fait énormément pour le village depuis la création de l’association Le Lémurien en réalisant  des actions depuis maintenant 20 ans.

Non seulement des actions  en France pour lever des fonds mais également des missions humanitaires réalisées par des bénévoles au sein de la commune de Mahazaza / Antanetibe.

Tous les bénévoles accueillis à Mahazaza souhaitent revenir. C’est parfois compliqué car pour les jeunes étudiants, le prix du billet d’avion est un frein. Pour tous ceux qui comme moi paye des impôts, le frein est moins important puisque nous bénéficions d’une réduction d’impôt non négligeable.

Quoi qu’il en soit, partager la vie des habitants de Mahazaza, passer du temps avec les enfants et faire de nouvelles rencontres aussi riches les autres que les autres, est une richesse qui ne se mesure  pas et qui n’a pas de prix. Je souhaite à tous ceux qui en ont envie de venir passer du temps dans ce village où le stress n’existe pas et où on prend le temps de vivre. Voir en permanence les enfants sourire alors qu’ils vivent dans des conditions très précaires  est un privilège et  cela permet de relativiser.

La soirée avec Henri a été animée autour d’une tablée de 8 personnes où nous avons beaucoup ri en racontant des histoires.

Mandrampihaon (à bientôt)

Bakely

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